L'Essentielle



T’autorises-tu à Vouloir ?

Aujourd’hui, c’est une journée off pour moi. Une journée sans contrainte, seule, sans rien faire, dans le silence, dans mon chez moi sacré.

Ces moments sont précieux et essentiels. J’ai besoin de ce temps, long, pour revenir à l’intérieur de moi, et écouter ce qui s’y chuchote.

Je sens mon corps se détendre petit à petit. J’ai l’espace pour remarquer les tensions présentes, les pensées automatiques, les émotions enfouies.

L’espace pour poser mon attention dessus, et les accueillir, alors.

C’est à ce moment-là que j’intègre tout ce que j’ai vécu, transformé, appris, ressenti durant les jours ou les semaines précédentes. C’est une forme de décantation, et de filtre.

Aujourd’hui, je sens mon corps qui s’ouvre à plus de « vouloir ».

 

Tout le travail fait ces derniers jours, ces derniers mois, m’a permis de libérer des hontes, des croyances, qui m’empêchaient encore de vouloir assez grand.

Ce matin, les sensations qui se déploient sont celles d’une enfant sur la plage, qui se blottit dans les bras de son père sans demander d’autorisation, qui demande à manger à sa mère et en reçoit, sans se demander si c’est normal ou légitime.

Qui demande si elle peut aller se baigner, et y va en toute confiance parce qu’elle a reçu des consignes claires qui assurent sa sécurité.

Une petite fille, encore plus petite, qui pleure sa faim parce que le casse-croûte a été oublié, mais qui ne se demande pas si c’est de la faute de quelqu’un : elle pleure juste parce que la sensation de la faim est désagréable.

Une petite fille qui d’un coup oublie sa faim parce qu’elle a vu un cerf-volant, et ne veut même plus aller manger, parce que le cerf-volant est bien plus intéressant !

 

Êtes-vous capable, aujourd’hui, de juste ressentir la faim ? Et de vous laisser aller à faire la grimace, à pleurer, parce que c’est désagréable ? Sans accuser personne, sans vous dire que vous devriez faire à manger ?

Sans chercher de RESPONSABLE ou de SOLUTION.

Vous autorisez-vous à VOULOIR, sans juger si c’est mérité, excessif, égoïste ? Sans vous demander ce qu’en pensera une autre personne ? Sans même passer à l’action pour satisfaire ce désir : juste le ressentir.

Il se peut que des émotions apparaissent : de la honte ; la peur d’être jugée, ou même grondée ; la peur d’être rejetée ; la peur de la frustration si ce désir n’est pas satisfait. La colère de ne pas y avoir accès, l’impuissance, face à cette injustice.

Autant d’émotions désagréables qui ont participé à l’habitude de faire taire vos vouloirs.

 

D’où viennent ces émotions ?

« Les « je-veux », ils sont sous la queue du chat. » Cette expression me revient : une phrase parmi d’autres qui vous a appris, petit à petit, à taire vos vouloir.

« Et les autres alors ? »

« Tu pourrais dire merci. »

« Tu es plus grand.e, tu peux attendre/ te priver/ te débrouiller »

« Si tu ne fais pas ça, tu n’auras pas ça. »

« Tu dois d’abord travailler. »

« Il y en a qui meurent de faim. »

Etc.

Ça résonne ?

Vos désirs sont passés après. Après ceux des autres, après les conditions.

Mais ils sont toujours là ! Une petite pause pour vous mettre à leur écoute ?

 

Venez partager en commentaires ce qu’ils vous ont chuchoté !

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