L'Essentielle



Novembre 2025

Novembre.

Le début de la nouvelle année dans le calendrier celte, à ce que l’on dit.

Cela résonne beaucoup pour moi, le 31 octobre est vraiment un passage : c’est la fin de la saison lumineuse, mais aussi la fin de mon énergie débordante, de ma capacité à vivre à 100km/h, et surtout, de ma capacité à m’adapter presque instantanément aux changements, d’intégrer et de transmuter les expériences au fur et à mesure que je les vis.

Quand le mois d’Octobre se termine, quand Novembre commence, je le sens, mes émotions mettent plus de temps à se dissiper, mon rythme ralentit, et j’ai de moins en moins envie de me déplacer et de sortir. Ce ralentissement se fait par à coups. Ce n’est pas toujours évident ni confortable, mais constater la reproduction du processus d’une année sur l’autre me permet de m’y habituer.

Et j’adore ce moment !

L’année civile n’est pas encore terminée, et pourtant quelque chose se clôture déjà, et autre chose germe.

Le bilan se fait tout seul. Tous les moments, les expériences, les initiations de la saison lumineuse défilent dans ma tête, et les leçons se déposent, les apprentissages s’intègrent, comme un compost, dans lequel les pistes de l’année à venir commencent à émerger. 

En 2026, je vais chanter. Je n’ai pas besoin d’attendre Janvier pour le savoir : c’est déjà là ! Je vais me reconnecter à mon corps, et probablement m’enraciner dans un autre lieu que celui où je vis aujourd’hui.

Il n’est pas encore temps d’agir. Tout cela est dans l’air, pour l’instant il est juste temps de prendre le temps, et de rêver.

Novembre est une pause entre la frénésie de la rentrée et d’Halloween, et l’accélération de Décembre, qui chez nous célèbre l’anniversaire de Lola en plus des fêtes de fin d’année. C’est un moment de ralentissement bienvenu, salvateur, qui ne s’installe, cependant, que si je prends le temps de le décider : il serait facile de me laisser à nouveau embarquer dans le flot des choses à prévoir, la déprime des jours qui raccourcissent, les leçons à tirer pour l’année prochaine… Mais non : ce serait signer avec certitude une fin d’année surmenée, alors que j’ai tout l’espace pour récupérer, maintenant. 

J’écoute le vent, je me délecte des couleurs incroyables des feuilles, je goûte la température qui descend progressivement. Je ressors les plaids, la cannelle. Je profite à fond de mon cocon, ma bulle, ma « chambre à moi ». Je cuisine, je crée, je me blottis devant un film ou une série. Et je reviens doucement à mon corps, à mon intérieur corporel, écoutant les mouvements subtils qui opèrent des changements en profondeur, imperceptibles dans l’agitation.

Hum…


>Et vous : comment vivez-vous ce mois de Novembre ?

>Si vous pouviez vivre le mois de Novembre de la meilleure manière possible, que changeriez-vous ?

>Quelle micro-action pouvez-vous réaliser dès maintenant pour vous rapprocher de cette réalité ?

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